Soufiène Fekih (ex-international des années 90) :

«Ne pas concéder d’espaces»

Soufiène Fekih a vécu la grande épopée qu’a connue son club en 1995, lorsqu’il  avait remporté le doublé tout en ayant un brillant parcours avec le «team» national au cours de la dernière décennie.
Un meneur de jeu converti en pivot, eu égard à son potentiel physique et technique impressionnant, l’ex-international sfaxien met pour le moment sa riche expérience au profit des générations montantes du club.
Interrogé sur les chances des siens dans cette ultime épreuve de la coupe de la CAF, Soufiène Fekih n’a pas été euphorique, préférant plutôt la pondération : «Un match de cette envergure, c’est à chance égale. Seule la réalité du terrain prime. Et puis, le résultat du match aller, disputé une semaine auparavant à Rabat, n’est point rassurant. Ça pourrait même avantager l’équipe adverse, si elle parvient  à terminer le match sur un score de parité : 1 à 1, ou 2 à 2, par exemple. La rencontre n’est point facile. Il revient aux nôtres d’être vigilants quatre vingt-dix minutes durant, et de ne point concéder d’espaces à leurs adversaires. Sachant bien que la pression cette fois pèsera beaucoup plus sur eux. Mais, à cœur vaillant, rien d’impossible. Il s’agit de croire en ses chances jusqu’au bout et de mériter finalement la consécration, au prix de durs labeurs».
Parlant du FUS, Soufiène Fekih a remarqué que cet adversaire a démontré à travers les résultats qu’il avait ramenés de l’extérieur qu’il sait voyager, allusion faite aux matches disputé à Tripoli et à Alexandrie : «C’est une équipe qui dispose de joueurs au long cours, dont certains ont plus de 15 ans de football de haut niveau dans les pieds. Ce dont il faut prendre compte».

Mongi Abdelmoula (ex-gloire du club des années 70-80) :

«Pour plus de percussion offensive»

Le demi-offensif du CSS des années 70-80 demeure un des joueurs les plus titrés parmi les anciennes générations du club, avec trois consécrations en championnant et une autre dans l’épreuve de la supercoupe, contre l’ESS. Ce fut lors des saisons 78-81 et 83.
Mongi Abdelmoula demeure toujours attaché aux couleurs qu’il avait portées, une décennie durant, avec beaucoup de passion.
Aussi, est-ce avec un cœur battant la chamade qu’il s’apprête à vivre cette finale de la CAF, croyant plus que jamais aux chances des siens de briguer le titre : «Nous avons réussi à surmonter bien des difficultés au cours de notre parcours dans cette épreuve. Il ne nous reste plus qu’à confirmer notre suprématie continentale à travers une prestation digne de l’événement. Mais, pour y parvenir, il faut bien être les meilleurs sur le terrain et ne point se limiter à quelques actions spectaculaires. L’adversaire a encore son mot à dire. Et tout reste à jouer».
Evoquant les concepts tactiques appropriés au match,  Mongi Abdelmoula a surtout insisté sur le rôle prépondérant du compartiment de l’entrejeu dans la stabilité collective de l’équipe, suggérant par là même le retour de Chady Hammami à son poste de prédilection au milieu, et la titularisation de Youssofo comme excentré : «Cela procurerait bien des solutions aux problèmes que connaît l’équipe sur le plan de l’efficacité offensive».

Zoubeïr Essafi (buteur des années 2000) :

«Ne pas tomber dans la précipitation»

Contraint à la retraite, après un long et non moins brillant parcours avec son club au cours duquel il a glané des titres mérités, notamment celui de la Coupe de Tunisie en 2005, où il s’était distingué par un but d’anthologie, réussi en finale, Zoubeïr Essafi n’en demeure pas moins attaché à son club d’origine, en dépit de certaines expériences, plus ou moins réussies sous d’autres cieux.
La finale que s’apprête à disputer son club de toujours constitue, selon lui, une confirmation de la place prépondérante que le CSS occupe sur le double plan africain et arabe. «Remporter la coupe de la CAF pour la quatrième fois est en soi un record difficile à battre, ce qui doit constituer une motivation supplémentaire pour ces jeunes qui viennent de relever leurs aînés. Ils sont tout aussi bien armés que leurs prédécesseurs. Je tiens toutefois à leur faire remarquer que c’est parfois dans l’adversité qu’on se forge un moral de battant. A eux de démontrer ce samedi ce dont ils sont capables de faire, face à un adversaire aux dents longues…
Un conseil, ne pas tomber dans la précipitation  et rester calmes et sereins tout au long du jeu. Un match de cette envergure se joue parfois sur un coup de dés. L’essentiel, c’est de mériter le titre pour lequel ils se sont investis dix mois durant».