C’est une mauvaise passe par laquelle passe le Club Sportif Sfaxien, après les désillusions répétées viennent les blessures. Bizarrement les supporters Sfaxiens sont de plus en plus présents dans le stade, même dans les déplacements, une fierté pour le club !
Revenons donc à cette première moitié de saison, et aussi sur les racines de ce semblant de crise.
On dit toujours que trop d’argent rend fou, c’est ce qui s’est passé au CSSfaxien, les deux années de M. Sellami ont déstabilisé le club et c’est tout à fait normal, on ne doute point de l’engagement de ce grand monsieur qui ne cesse de soutenir le club, on peut même dire qu’il a agi comme un père qui aime trop ses enfants au point de les sur-gâter.

En effet son jugement quant à la gestion de l’argent laisse un peu à désirer : les salaires des joueurs ont bondi de 1000 dinars au moins, et ça n’a pas déstabilisé l’équilibre financier du club vu que Sellami a payé de son argent personnel, mais ça a touché le côté moral des troupes, ça les a rendu fous… Et qui pourrait s’opposer à la décision du parrain quand il est en plus président ?!
Et voilà que sa pire décision fut de recruter Pierre Lechantre comme entraineur des Seniors, la folie des grandeurs dira-t-on. Le problème qu’il a laissé à la prochaine administration a fait que personne ne veuille de la présidence, parce que déjà, le club va mal, en plus le parrain a fait en sorte, sans le vouloir, que cette place revienne à quelqu’un de généreux, de trop généreux.
Et voilà qu’enfin un sauveur décide de prendre la responsabilité, ce n’est autre que le cousin de l’ex président, M.Naoufel Zahaf s’est trouvé face à une situation impossible à gérer, surtout avec son inexpérience, mais personne ne peut le blâmer vu que personne n’a montré le courage dont il a fait preuve en moment de vide.

Et donc il lui a fallu gérer les choix déjà fait par l’ex président, et c’est ce qu’il a fait, et peut être qu’on devrait s’estimer heureux d’arriver avec les moindres dégâts avec toutes ses complications et ce désordre phénoménal au sein du club réputé le plus organisé en Tunisie. Une seule chose à reprocher à M.Naoufel, c’est qu’il veut à tout prix faire plaisir à tout le monde, chose impossible et qui nous apportera de plus en plus de problèmes. L’exemple du recrutement de Faouzi Benzarti en est l’exemple parfait, il a voulu faire plaisir aux supporters et à quelques membres de l’administration alors qu’il sait que c’est le pire des choix surtout avec le passé de cet entraineur avec notre club. En fin de compte  M.Naoufel Zahaf  a fait preuve une 2ème fois de courage en mettant "le jeune" Nabil Kouki à la tête du contingent sfaxien. Souhaitons donc une bonne chance au club et espérant que Naoufel Zahaf aura le courage de prendre les décisions qu’il faut pour le club, comme l’a fait avant lui son cousin, Salahedine Zahaf.


Marouene Jarraya