CSS-MAG : Bonjour M. Wassim Moalla.

Wassim Moalla : Bonjour au staff du CSS-MAG et à tous les supporters du CSS.

CSS-MAG : Un mot sur Wassim Moalla.

Wassim Moalla : Je me suis récemment marié. J’ai commencé mes études en Tunisie où j’ai obtenu ma maîtrise à l’ISSEP de Sfax. Ensuite, j’ai obtenu mon DEA (Master) à l’université de Clermont Ferrand en France avant d’obtenir mon Doctorat en 2004 à l’Université de Picardie d’Amiens en France.

Sur le plan sportif, je suis titulaire du diplôme de Préparateur Physique des Sports d’équipes de l’Université de Lille et d’un diplôme d’entraineur 3ème degré en Tunisie.

En plus, j’ai obtenu d’autres diplômes spécifiques en Football par la Fédération Française de Football.

J’ai joué dans les catégories des jeunes au CSS depuis 1987 et puis j’ai consacré mon temps pour les études. J’ai entrainé dans plusieurs clubs en France, mais aussi dans des centres de formation notamment ceux de l’Amiens SC et de Lille (LOSC) avant de rentrer en Tunisie pour entrainer au Club Africain et enseigner en tant que Maitre Assistant à l’ISSEPK.

Aujourd’hui, c’est un honneur pour moi d’être au sein du CSS.

CSS-MAG : Entrant dans le vif du sujet, comment expliquez-vous la baisse du rendement du CSS traduite par 4 nuls en 4 matchs successif après 6 victoires d’affilés ?

Wassim Moalla : C’est vrai que nous avons réalisé quatre matchs avec un résultat de parité. Je sais que nos chers supporters sont déçus du rendement et de la qualité du jeu de l’équipe. Certainement, que cette baisse de rendement ou laissez moi dire de « la manière » est intrigante. Peut être un passage à vide qui, j’espère, sera escompté avec ce titre de l’UNAF.

Je dois vous dire une chose : si l’arbitre n’avait pas exclu Dominique et lui a accordé le pénalty, j’en serais persuadé qu’on n’aurait pas fait de matchs nuls en championnat, contre Hammem Lif et contre Zarzis. C’est vrai que les matchs de la coupe de l’UNAF ne sont pas convaincants et rassurants, mais croyez moi que l’ambiance au match aller était vraiment chaude sur le terrain sans parler de l’arbitrage. Ce ne sont pas des excuses parce qu’on doit certainement se remettre en cause et comprendre, nous staff technique et joueurs, pour avancer et progresser. Je pense que cette trêve nous sera bénéfique pour travailler qualitativement.

CSS-MAG : Le manque de réalisme actuel de l'équipe vous inquiète-t-il ?

Wassim Moalla : Bah, je ne vais pas dire de réalisme mais plutôt la manière qui m’inquiète. Je suis un supporter du CSS mais, je ne suis pas inquiet parce que je sens que la trêve nous sera bénéfique. Vous devez savoir une chose ‘’si la motivation n’est pas là le jour du match, ce n’est pas un fléchissement physique mais plutôt mental’’ et là ce que vous devez comprendre : c’est comme si vous avez une voiture neuve (pneus, amortisseurs, carrosserie, moteur, etc.) mais vous n’avez pas la clé… ! Cette voiture n’avancera pas…..De même, votre joueur ou équipe est la meilleure techniquement, tactiquement, physiquement, mais si psychologiquement et mentalement, elle n’est pas présente, elle n’avancera pas non plus…

CSS-MAG : Quel bilan faites-vous de cette première partie de la saison ?

Wassim Moalla : Le bilan…Bah, quel bonheur, nous sommes la première équipe Tunisienne titrée cette année (coupe UNAF), nous sommes en course pour le championnat et la coupe. Donc, au jour d’aujourd‘hui, c’est un bilan positif et rien n’est encore joué pour les autres compétitions, et avec quelques retouches et plus de travail, on pourrait ainsi assurer d’autres titres.

CSS-MAG : Votre avis sur le coach M. Luka ?

Wassim Moalla : Ce n’est pas ma modeste personne qui va donner son avis sur Monsieur Luka. Il est un grand entraineur, il est professionnel au vrai sens du terme. Il nous apporte beaucoup de son expérience très riche. Le plus important c’est qu’il est compréhensif et communicatif. Ce que j’adore le plus chez lui, c’est sa rage de vaincre, sa Grinta, c’est un ‘’Winner’’.

CSS-MAG : Etant très proche des joueurs, comment sentez-vous l'ambiance entre eux ?

Wassim Moalla : Proche, plus ou moins. Je ne suis pas avec eux dans les vestiaires, dans les chambres, c’est là où les joueurs vivent. Ce que je dois dire, c’est que nos joueurs sont solidaires. Dés qu’il y a un anniversaire, un heureux ou malheureux événement qui touche l’un d’eux, vous verrez que tous les joueurs sont unis et solidaires.

C’est vrai, le seul reproche, c’est le nombre élevé des joueurs (32) qui pourrait mettre plus de pression sur eux surtout que seulement 11 joueurs commencent un match et 7 sont sur le banc des remplaçants. Mais c’est ça le football professionnel, que le meilleur reste.

CSS-MAG : Quel est l'état de santé de Haykel Gmamdia, Kamel Zaeim et de Soma Naby ? Ont-ils retrouvé leurs capacités totales ?

Wassim Moalla : Tous ces joueurs sont en bonne aptitude physique et n’ont aucun problème sur le plan physique.

CSS-MAG : Pouvez-vous nous donner un bilan sur l’état de santé de tous les joueurs du CSS ?

Wassim Moalla : L’état de santé des joueurs c’est du ressort du médecin de l’équipe qui vous répondra. Personnellement, je ne peux me prononcer que sur l’état physique. Chacun sa tâche, c’est ça être professionnel.

CSS-MAG : Est ce que le départ de Richard a influencé sur votre travail ? En d'autres termes, est ce qu'il faut 2 préparateurs physiques pour une équipe comme le CSS ?

Wassim Moalla : Richard, je le respecte beaucoup. Vous savez qu’on a fait un excellent boulot ensemble l’année dernière. La préparation physique n’est pas reliée aux personnes, mais à la qualité du travail et au suivi scientifique. Ce sont les principes de l’entraînement qu’il faut respecter pour réussir. C’est dommage qu’il soit parti... Etre deux, c’est toujours plus intéressent avec un partage des tâches, ça ne peut être que bénéfique.

Par exemple en Europe, la plupart des équipes ont 2 ,3 voire 4 préparateurs (comme en Italie). Chacun sa tâche, vous avez celui qui s’occupe de la performance, celui qui s’occupe de la musculation et celui qui s’occupe des joueurs blessés et la réhabilitation. Donc, comme vous voyez, c’est un travail complémentaire.

CSS-MAG : Votre contrat avec le CSS s'achève quand ?

Wassim Moalla : J’ai signé un contrat avec le CSS qui arrive à terme en juin 2010, c'est-à-dire fin de cette année sportive.

CSS-MAG : Avez-vous l'intention de le renouveler surtout que la majorité du public Sfaxien vous soutienne ?

Wassim Moalla : Bah, là, on est en milieu de saison. Mais ce n’est pas moi qui va demander de renouveler mon contrat. Certainement, le CSS est mon club de cœur et je resterais tant que je suis sollicité. Je dois vous dire une chose importante : dans la préparation physique, il est important de chercher la continuité, ça permet une connaissance harmonieuse et objective des joueurs.

Par Exemple, Robert Duverne est resté depuis 1994 jusqu’à 2009 à l’Olympique Lyonnais. En Tunisie, Karim Chammari est au club depuis 7 ans, et cette année le club vient de lui fait signé un contrat de 3 ans. Personnellement, je trouve que c’est très important de travailler à moyen et long terme. Enfin, la préparation physique, ce n’est pas un « bouton », tu appuies dessus et ça marche tout de suite, c’est un travail scientifique méthodique toute au long de l’année, voire des années.

CSS-MAG : C'est quoi le programme des préparatifs durant la trêve ?

Wassim Moalla : Nous reprendrons les entrainements le mardi 05 janvier à 15h, nous allons faire la première partie des préparations à Sfax avant de faire un stage à Sousse. Nous avons planifié 4 matchs amicaux. Nous nous sommes fixés comme objectif d’être au pic de forme pour le match de coupe contre l’EST le 31 janvier (s’il y aura pas d’autre date par la fédé).

CSS-MAG : En tant que préparateur physique, la trêve vous aide-elle dans votre travail ?

Wassim Moalla : Bien sûr, la trêve, c’est du repos, c’est de la récupération, ça permet une régénération du corps humain sur le plan tant physiologique que psychique. Imaginez un moteur, vous l’arrêtez de temps en temps, n’est pas ? La même chose pour la machine humaine, il faut la faire reposer.

CSS-MAG : Le mot de la fin.

Wassim Moalla : Je remercie CSS Magazine. Je suis ravi de partager avec vous ces moments. J’espère que j’ai répondu à vos questions et à vos attentes. Je vous remercie pour votre sympathie et votre courtoisie.

J’espère du fond de mon cœur que notre équipe atteindra les objectifs escomptés et remportera d’autres titres cette année, ça sera le meilleur cadeau à vous offrir chers supporters fidèles du CSS.